Comprendre la régularité du cycle menstruel
Un cycle menstruel « normal » dure entre 21 et 35 jours, avec une moyenne de 28 jours. Mais cette moyenne masque une grande diversité : seulement 13 % des femmes ont un cycle de 28 jours exactement. Une légère variabilité (2 à 5 jours) d'un mois à l'autre est tout à fait physiologique.
Ce qui compte pour la fertilité, c'est la régularité plus que la durée exacte. Un cycle régulier de 32 jours est parfaitement compatible avec une bonne ovulation. En revanche, des cycles très variables (ex : 25 jours puis 42 jours puis 28 jours) peuvent signaler un problème ovulatoire.
Les signaux d'alerte
Cycles courts (< 21 jours) : Ils peuvent indiquer une phase lutéale insuffisante ou une ovulation prématurée. La phase lutéale est la période entre l'ovulation et les règles, pendant laquelle la progéstérone prépare l'utérus à la nidation. Si cette phase est trop courte (< 10 jours), l'embryon n'a pas le temps de s'implanter.
Cycles longs (> 35 jours) : Ils sont souvent le signe d'une ovulation retardée ou absente (anovulation). La cause la plus fréquente est le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), qui touche 6 à 12 % des femmes en âge de procréer. D'autres causes incluent l'hyperprolactinémie, les troubles thyroïdiens et le stress chronique.
Grande variabilité : Un écart-type supérieur à 7 jours suggère une irrégularité significative. Le bilan recommandé comprend un dosage de FSH, LH, estradiol, AMH, prolactine et TSH, complété par une échographie pelvienne.
L'importance de la phase lutéale
La phase lutéale normale dure 12 à 14 jours. Elle est relativement constante d'un cycle à l'autre chez une même femme. Une phase lutéale inférieure à 10 jours est dite « courte » et peut compromettre la nidation. Le dosage de la progéstérone à J21-J24 du cycle permet de vérifier si l'ovulation a bien eu lieu et si la production de progéstérone est suffisante.